Transcription
1
Monsieur, s’en allant le consul de ceste ville à Grenoble pour vous présanter une
2
requeste, ilz m’ont pryé les acompaigner de ce mot pour vous supplyer avoyr
3
agréable la susdicte requeste et vous asseurer, Monsieur, que leur pouvretté est
4
ancorez plus grande qu’ilz ne vous peuvent remostrer, de sorte que je ne scache
5
pouvre village en Daulphiné plus ruyné que cestuicy, despuys deux années
6
en ça, tant pour les eaulx que aultre dicippline sur leurs bledz, ceste année
7
m’asseurant que le plus riche n’a pas recully du bled pour troys moys, comme
8
peuvent bien tesmogner tous noz voysins ; et de ma part, je ne vous en
9
voldrois ne ozeroys escripre s’il n’estoit bien verité et [effacé] moingz
10
impportuns par ma prière, sy n’estoit la spérance que j’ay que
11
vous en aurez pityé, s’il vous plaict, et vous puys bien asseurer que leur
12
voullanté seroit bonne s’ilz avoyent la puyssance, et que vous les trouverez tousjours
13
très hobeyssans ; qui est l’androit que, en salluant très humblement
14
vous bonnes grâces, je prye Dieu,
15
Monsieur, qui vous doinct en parfaicte sancté longue et très heureuze vye.
16
A La Roche, ce XXVIIe de novembre 1572,
17
Votre très humble et plus hobéyssant serviteur
18
Carces
